Les Amazighs, souvent appelés Berbères dans les sources anciennes, sont des peuples d’Afrique du Nord aux langues et aux traditions distinctes. Le tatouage féminin est un aspect marquant de leur histoire de la parure.
Des motifs géométriques décoraient les mentons, les fronts, les mains et d’autres parties du corps. Lignes, points et autres formes pouvaient exprimer la beauté, l’appartenance ou la protection, avec des significations différentes selon les communautés.
Un dicton saisissant raconte qu’une femme sera piquée par un scorpion une fois pour chaque tatouage qu’elle porte. Donner aux pauvres permet de chercher la miséricorde divine. Ce récit reflète les objections religieuses aux marques permanentes, face à une coutume bien plus ancienne.
Certaines femmes ont regretté plus tard leurs tatouages, tandis que d’autres y voyaient des signes précieux de leur identité. Les portraits gardent la trace de cet héritage complexe : un même motif pouvait être considéré comme beau, interdit ou profondément personnel, selon la femme et le moment de sa vie.
