Les peuples arabes sont des communautés arabophones diverses du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Les tatouages observés chez certains groupes arabes et bédouins pouvaient exprimer la beauté, la protection ou l’appartenance.
Le poète bédouin Nimr ibn ʿAdwān donne au sujet une voix plus personnelle. Dans un fragment en anglais qui lui est attribué, les tatouages d’une femme aimée deviennent des bijoux qu’aucune fortune ne pourrait acheter.
Oh, le cou de ma bien-aimée ! Tel celui d’une gazelle, ou de l’antilope blanche que les hommes chassent à cheval. Ses seins sont ornés par le tatouage de joyaux précieux et coûteux, que ni les richesses de la Perse ni celles de la Syrie ne pourraient acheter.
Nimr, associé aux ʿAdwān de la région du Jourdain, est resté célèbre pour le deuil de son épouse Wadha. Ici, la parure corporelle entre dans une histoire d’amour et de perte. D’autres portraits montrent des motifs sur le visage, les mains et le corps : ces communautés possédaient des traditions variées, plutôt qu’un style de tatouage commun à tous les Arabes.
